Annemasse : les échéances locatives G, F et E face aux diagnostics de septembre 2026

Publié le 29 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 28 septembre 2026 rassemble 12 634 diagnostics enregistrés à Annemasse, dont 1 219 classés F ou G. Leur analyse éclaire les échéances de décence énergétique en location, sans permettre de compter les logements uniques concernés.

Annemasse : les échéances locatives G, F et E face aux diagnostics de septembre 2026 — Annemasse

12 634 diagnostics enregistrés à Annemasse constituent la base de cette analyse publiée le 29 septembre 2026, à partir de l’extraction ADEME du 28 septembre. Pour les bailleurs locaux, cette mise à jour prend son sens à travers le calendrier de décence énergétique en location : le seuil G s’applique déjà aux nouveaux baux depuis le 1er janvier 2025, avant les échéances prévues pour F en 2028 et E en 2034. Le corpus compte 468 diagnostics G, 751 F et 2 007 E. Ces volumes décrivent des enregistrements, non autant de logements distincts proposés à la location. C’est avec cette réserve que les données permettent d’apprécier les enjeux locaux.

G depuis 2025 : 468 diagnostics à lire au regard des nouveaux baux

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Annemasse
A20
B276
C5 552
D3 560
E2 007
F751
G468
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. À la date de cette publication, il ne s’agit donc plus d’une échéance future. Dans l’extraction locale, la classe G représente 468 diagnostics, soit 3,7 % des enregistrements. Pour un bailleur, la conséquence concrète tient à la classe du logement concerné par le nouveau bail, et non à la proportion moyenne observée dans la commune. Le pourcentage communal situe la place de cette étiquette dans la base ; il ne renseigne pas, à lui seul, sur la situation d’un bien particulier ni sur son usage locatif.

Il serait ainsi inexact de présenter ces 468 enregistrements comme 468 locations devenues impossibles à Annemasse. Un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base, et les faits disponibles ne distinguent pas ici les logements loués des autres biens diagnostiqués. Ils ne précisent pas davantage combien de nouveaux baux portent sur des logements G. La lecture utile pour les propriétaires est donc ciblée : G correspond à un seuil réglementaire déjà applicable dans le cadre indiqué, tandis que son poids statistique local mesure seulement sa présence parmi les diagnostics enregistrés. L’extraction donne une échelle d’observation, mais pas un décompte des situations contractuelles individuelles.

F en 2028 : un prochain seuil représenté par 751 diagnostics

L’échéance prévue pour la classe F est 2028. Avec 751 diagnostics, cette étiquette représente 5,9 % du corpus d’Annemasse, une part supérieure à celle de G. Pour lire le calendrier locatif, il faut donc conserver les deux catégories séparées : elles ne se trouvent pas au même stade réglementaire au 29 septembre 2026. Les réunir est pertinent pour décrire leur poids énergétique dans l’extraction, mais cela efface la différence de calendrier qui importe aux bailleurs. Un diagnostic F renvoie à la prochaine échéance prévue ; un diagnostic G renvoie au seuil déjà en vigueur pour un nouveau bail. La somme des deux ne constitue pas une catégorie juridique unique.

Les classes F et G réunies totalisent 1 219 diagnostics, soit 9,6 % des enregistrements locaux. Ce repère permet de situer le volume documentaire des deux classes associées aux échéances les plus proches ou déjà engagées. Il ne permet toutefois pas de chiffrer un programme de travaux, d’en estimer le coût ou d’en déterminer la durée. Aucun scénario technique individualisé n’est fourni dans ces données. Pour un bailleur, l’intérêt de cette lecture réside dans la distinction entre un horizon réglementaire connu et une réponse technique qui n’est pas documentée ici. Le nombre de diagnostics ne dit ni quels travaux seraient nécessaires, ni quelle classe pourrait ensuite être obtenue.

  • G : 468 diagnostics, soit 3,7 % ; critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025.
  • F : 751 diagnostics, soit 5,9 % ; échéance prévue en 2028.
  • E : 2 007 diagnostics, soit 15,9 % ; échéance prévue en 2034.

E en 2034 : 2 007 diagnostics dans l’horizon locatif

La classe E occupe une place plus importante que F et G réunies dans la photographie locale : 2 007 diagnostics, soit 15,9 % des enregistrements. Son échéance locative est prévue en 2034. La lecture limitée aux seules classes F et G laisserait donc de côté une catégorie plus nombreuse dans le corpus et elle aussi inscrite au calendrier. Pour les bailleurs, cette différence de volume élargit la perspective au-delà du prochain seuil de 2028. Elle ne permet pas pour autant de prévoir combien de biens seront encore classés E en 2034, combien seront loués à cette date ou combien auront fait l’objet de nouvelles évaluations.

Le calendrier donne ainsi trois horizons distincts, sans fournir une trajectoire observée du parc locatif. L’extraction utilisée est datée du 28 septembre 2026 : elle décrit les diagnostics présents dans la base, mais aucune comparaison avec une extraction antérieure n’est fournie. On ne peut donc pas affirmer que le nombre de classes E, F ou G augmente, diminue ou se stabilise à Annemasse. On ne peut pas non plus mesurer un rythme local de rénovation. La conséquence pratique de cette limite est importante pour l’analyse : les parts actuelles servent à situer les catégories concernées par les échéances, pas à annoncer leur poids futur dans les logements effectivement proposés à la location.

Annemasse, code 74012 : ce que mesure le périmètre ADEME

Le périmètre étudié est celui d’Annemasse, en Haute-Savoie, identifié par le code INSEE 74012. La population communale de référence du jeu local est de 37 628 habitants. Ce chiffre donne un contexte démographique, mais il n’est pas le dénominateur des pourcentages d’étiquettes énergétiques : ceux-ci portent sur les 12 634 diagnostics enregistrés. La méthode consiste à lire la répartition de ces enregistrements par classe, puis à la rapprocher du calendrier locatif fourni. Elle ne consiste ni à rapporter les diagnostics aux habitants pour estimer un parc de logements, ni à assimiler la base à un inventaire des locations. Ces objets statistiques doivent rester distincts tout au long de l’analyse.

La distribution complète apporte un autre garde-fou : les classes C et D représentent respectivement 5 552 diagnostics, soit 43,9 %, et 3 560 diagnostics, soit 28,2 %. Les classes A et B comptent 20 et 276 enregistrements, soit 0,2 % et 2,2 %. Cette répartition replace E, F et G dans l’ensemble du corpus sans réduire Annemasse aux catégories visées par les échéances présentées. Elle ne permet cependant pas de juger un logement à partir du profil majoritaire de la commune. La forte présence de C dans la base ne change rien à la lecture d’un diagnostic G individuel, de même qu’elle ne garantit pas la classe d’un logement non identifié.

  • Unité comptée : le diagnostic enregistré ; un même logement peut être présent plusieurs fois.
  • Référence temporelle : extraction ADEME du 28 septembre 2026, analysée au 29 septembre 2026.
  • Dénominateurs : diagnostics enregistrés pour les étiquettes ; corpus géolocalisé pour la période dominante de construction.
  • Portée : une photographie du parc diagnostiqué, sans décompte fourni des logements locatifs uniques.

1948-1974 : une période dominante, pas une explication automatique

La période de construction dominante est 1948-1974, avec 32,7 % du corpus géolocalisé. Les données indiquent également 4,6 % de bâti antérieur à 1949, 37,3 % antérieur à 1975 et 64,5 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces repères décrivent l’ancienneté du bâti observé et donnent un contexte à la question locative. Ils ne fournissent toutefois pas de croisement entre période de construction et classe énergétique. Il serait donc injustifié d’attribuer les diagnostics G, F ou E à une génération précise de bâtiments. L’ancienneté figure dans la photographie locale ; sa contribution aux performances énergétiques de chaque bien n’est pas mesurée par les faits disponibles.

Pour un propriétaire bailleur, cette distinction évite de confondre un profil collectif avec un diagnostic individuel. Les données ne permettent pas de conclure qu’un logement construit avant 1975 relève nécessairement d’une échéance E, F ou G, ni qu’un logement plus récent y échappe. Elles ne décrivent pas non plus les interventions éventuellement réalisées dans les bâtiments. Les maisons individuelles représentent 2,2 % du corpus, autre caractéristique à conserver sans lui faire dire davantage. Cette proportion ne donne ni le nombre de maisons louées ni leur distribution énergétique. Le contexte bâti aide à comprendre ce qui est observé à Annemasse, mais ne remplace pas les informations propres à chaque logement.

Gaz et médiane de 966 € : des repères, pas un budget de bailleur

La surface médiane est de 64 m², la consommation médiane de 177 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 966 €. Le gaz naturel est le chauffage principal renseigné dans 6 230 diagnostics de l’extraction. Pour les bailleurs, ces indicateurs donnent une lecture complémentaire aux étiquettes, mais ils ne déterminent pas les échéances : le calendrier fourni distingue les classes G, F et E. Aucun croisement entre chauffage et classe n’est disponible ici. La présence du gaz naturel ne peut donc pas être présentée comme la cause des diagnostics les moins favorables, ni comme un moyen de reconnaître à elle seule les logements concernés par un seuil.

Les trois médianes ne composent pas davantage le portrait d’un logement unique qui aurait simultanément toutes ces caractéristiques. Elles résument chacune une variable du corpus. Le montant de 966 € reste un coût énergétique annuel médian estimé : il ne constitue ni une facture annoncée pour un locataire ni une estimation du coût de travaux à supporter par un bailleur. Les faits fournis ne permettent pas de calculer une économie après intervention ou d’annoncer une amélioration d’étiquette. Pour relier ces indicateurs à la location, la lecture doit donc rester descriptive : surface, consommation et coût éclairent le corpus, tandis que la classe énergétique est le repère du calendrier présenté.

Centre-Gare, Vernand et séisme : des contextes sans hiérarchie locative

Les secteurs IRIS analysés sont Centre-Gare, Centre, Vernand, Romagny et Zone Industrielle. Leur présence dans le périmètre d’étude ne s’accompagne ici d’aucune répartition chiffrée des classes énergétiques par secteur. Il n’est donc pas possible de désigner un quartier où les bailleurs seraient davantage concernés par 2028 ou 2034, ni de classer les secteurs selon leur performance. Pour la même raison, les caractéristiques communales du bâti ou du chauffage ne peuvent pas être attribuées uniformément à chacun d’eux. La dimension locale de l’analyse repose sur le périmètre d’Annemasse et sur les secteurs identifiés, pas sur des différences territoriales que les faits fournis ne documentent pas.

Géorisques recense plusieurs familles de risques : inondation, mouvement de terrain, séisme, radon, risque industriel, transport de marchandises dangereuses et engins de guerre. La zone sismique est indiquée 4, de niveau moyen, et le potentiel radon est de 1. Ces informations relèvent d’un autre registre que celui des étiquettes énergétiques. Elles ne permettent ni d’expliquer la part des diagnostics F ou G ni de déduire une classe pour une adresse. Leur mention ne signifie pas non plus que chaque bien est exposé de manière identique à toutes les familles recensées. Pour les bailleurs, les deux lectures doivent rester séparées : contexte de risques d’un côté, échéances énergétiques de l’autre.

Location ou vente : ne pas confondre échéances et audit énergétique

Une dernière distinction concerne l’audit énergétique réglementaire. Les faits fournis le rattachent à la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Ce cadre ne doit pas être confondu avec le calendrier de décence énergétique en location. La seule présence d’une étiquette E, F ou G dans la base ne suffit donc pas à compter des audits liés à des ventes. Pour lire la situation d’un bailleur local, cette photographie invite avant tout à séparer trois informations : la classe énergétique, l’échéance correspondante et l’opération considérée, location ou vente.

  • Pour un nouveau bail : le seuil G est déjà applicable depuis le 1er janvier 2025.
  • Pour les horizons locatifs suivants : les échéances prévues sont 2028 pour F et 2034 pour E.
  • Pour l’audit énergétique réglementaire : le cadre fourni concerne certaines ventes de maisons individuelles et d’immeubles en monopropriété E, F ou G.
  • Pour les volumes locaux : aucun de ces cadres ne transforme les diagnostics enregistrés en logements uniques concernés.

Questions fréquentes

Les 1 219 diagnostics F et G correspondent-ils à autant de logements loués à Annemasse ?

Non. Ils représentent 9,6 % des 12 634 diagnostics enregistrés. Un même logement peut apparaître plusieurs fois et les données fournies ne dénombrent pas les logements locatifs uniques.

Quelles échéances énergétiques concernent la location ?

En métropole, les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034.

L’audit énergétique cité concerne-t-il la location ?

Le cadre fourni concerne la vente des maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Il est distinct du calendrier locatif.

Sources officielles

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